mercredi 28 septembre 2016

La Cause du peuple de Patrick Buisson - Témoignage - Perrin Editions 464p.

L'ancien directeur de l'hebdomadaire Minute, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, ex-président de la République, apporte son témoignage sur ce quinquennat où il était des intimes de celui-ci, écrivant ses discours, l'orientant vers la Droite proche du FN afin de lui ravir des voix... L'auteur décrit un monde au vitriol où la vulgarité, Casse-toi pov'con ! de bonne mémoire, dit  par le président à un Salon de l'Agriculture à un homme qui ne désirait pas lui serrer la main... le style "people" à l'épate, la dépendance à des conseillers, l'exhibitionnisme  politique, le casting ont plus tenu de' place que de politique pour l'intérêt général semblent avoir dominé.
Les pouvoirs d'un président de la V° République étant quasi royaux absolus, étant étayés par une majorité parlementaire aux ordres, il y aurait lieu de s'inquiéter de dérives dictatoriales...
Hermès

mardi 27 septembre 2016

Sur le fil, de Fiona Gélin, autobiographie -L'Archipel Edit 258p. 18€

C'est un livre charmant, plein de vie, où la fille de Daniel Gélin  raconte sa vie, après être sortie de la dépendance des drogues et de l'alcool. Malgré tout, Fioni, de vrai prénom Bénédicte, a gardé la joie de vivre qu'elle nous fait partager dans ce livre de témoignages-reportages sur la vie, les hommes et le femmes de sa vie, à commencer par son père, Daniel Gélin, grand acteur, merveilleux poète dont on trouvait les poèmes à Saint-Germain-des-Prés, devant les Deux-Magots, le Café de Flore, les librairies La Hune, le Divan etc. , sa mère, grande mannequin, Daniel Hechter, son ami, Christian Dior dont elle fut le mannequin et l'égérie... Elle raconte avec élégance et passion sa vie, ses déboires, sa volonté de s'en sortir, mais aussi ses bonheurs, ses rencontres, ses amies comme Mireille Darc qui l'hébergea dans son palais de Marrakech.
Un livre rare qui traverse les milieux de la Haute Couture, du cinéma, du théâtre avec le rare bonheur d'être gai, léger, charmant, loin du "m'as-tu-vu".
La dernière pièce de théâtre qu'elle a interprétée : Parfum d'Automne, a été jouée au théâtre Montmartre-Galabru, dans une mise-en-scène de Jean-Christophe Zaphiratos.
Un souffle rafraîchissant.
Hermès

dimanche 25 septembre 2016

Lecture, mon doux plaisir...

Les garçons lisent de moins en moins de 35% à l'adolescence ils ne sont plus que 15%, jeunes hommes. Ils préfèrent les jeux video, le sport, les BD, les Ipad etc. Les filles au contraire lisent plus et forment maintenant les gros bataillons du lectorat 75%. Une psy. essaie d'en expliquer les raisons : l'enfant ou l'adolescent est drivé par sa maman, à l'école, il a des profs "femmes", plus souvent que des profs hommes, comme il baigne dans une ambiance féminine d'une sorte de "matriarcat", il cherche à s'en sortir en rejetant le côté "passif" et "reflexionnel" de la lecture. Ainsi il abandonne la lecture au profit de ce qu'il considère comme plus "martial": sport, voyages, jeux, guitare, rave...
Hermès

samedi 24 septembre 2016

Mais qui sont les assassins de l'Ecole ? de Carole Barjon - document Robert Laffont 250p.


Carole Barjon. l'auteur, répond en alignant nommément tous ceux qui, depuis quarante ans, depuis le passage de "l'obscurité à la lumière" dixit Jack Lang, et disons cinquante ans, lorsque la Droite qui a abandonné l'Education nationale à la Gauche, ceux qui ont empilé réforme sur réforme, pour en arriver à un nombre impressionnant d'illettrés  en France aujourd'hui. Les faux pédagogues se sont emparés du pouvoir de tout chambouler rue de Grenelle, ceci que René Haby a institué le collège unique.« Un crime », dit Carole Barjon. Oui : les assassins dont elle brosse brillamment le portrait sont des tueurs en série qui ont bousillé déjà deux générations, et se préparent à détruire la troisième.
Il aura fallu que la journaliste, auteur du réquisitoire, Carole Barjon raconte sa stupéfaction devant les déclarations des maîtres de ses enfants. Comme si tous ceux qui disaient, écrivaient témoignaient pendant ces années-là (50 ans !) n'avaient pas alertés, rouspétés, étant parents, voyant qu'ils ne pouvaient suivre la "pédagogie des ensembles" de leurs enfants... François Bayrou a eu beau « enterrer promptement », pour ne pas « insulter » les instituteurs, le rapport sur l'illettrisme qui, déjà en 1996, expliquait que « 15 à 20 % d'élèves de chaque génération ne maîtrisent pas la lecture à l'entrée au collège », ça a fini par se savoir – à force de recevoir des mails illisibles, des demandes d'emploi phonétiques, et de constater que des journalistes, même d'un grand quotidien de référence, bousculaient l'orthographe.
Il s'agissait pour la Gauche marxiste de détruire le monde bourgeois, la reproduction des élites, et pour cela il fallait "séparer" les enfants des parents. Que les parents "bourgeois" du "passé" ne puissent plus interférer sur l'instruction de leurs enfants. Ainsi on remplaçait le système "syllabique" plusieurs fois millénaire par le système des "ensembles", l'objet montré défini par l'enfant... mort de la lecture à haute voix, de la récitation (fini La Fontaine, Rimbaud etc. ou si peu).

Ceci a « aggravé les inégalités– a institué de fait un système qui avilit encore davantage ceux qui n'avaient aucun bagage et privilégie davantage les « héritiers », objets de leur suspicion.
L'auteure cite Les grands nuisibles
"
Parmi les insectes rongeurs, il y a des institutions prises en vrac – l'inspection générale, par exemple, de Katherine Weinland, d'Anne Vibert Puis il y a l'essaim des prédateurs connus. Christian Forestier, « l'insubmersible », chouchou de tous les régimes, qui, sous Bayrou-Lang et encore aujourd'hui, « a appuyé le mouvement pédagogique, cautionné les nouvelles règles d'enseignement de la lecture à l'école primaire et du français au collège ». Le voici à la fois conseiller occulte des ministres de gauche et président du conseil scientifique de la Fondation pour l'école, émanation du très libéral Institut Montaigne : de l'art et de la manière de garder toujours deux fers au feu. À lui le mérite d'avoir empêché Gilles de Robien de promouvoir dès 2006 la méthode alpha-syllabique.

En cela, il a été puissamment aidé de Roland Goigoux qui," du bout des dents, consent à admettre que oui, peut-être, « on » a été trop catégorique en matière de méthode à départ global… Goigoux, le deus ex machina de l'enseignement de la (mauvaise) lecture. L'homme à qui une génération entière, nourrie de Ratus et de Crocolivre, doit de ne lire jamais qu'avec ses pieds – et comme un pied. Viviane Bouysse, autre inspectrice générale, « impératrice du primaire », a puissamment épaulé – et encore aujourd'hui – ces deux idéologies inspirées par les théories fumeuses de Jean Foucambert et de sa méthode « idéo-visuelle ». Ou d'Éveline Charmeux, le gourou hystérique des dyslexies provoquées."

" l'homme par qui le scandale est vraiment arrivé – Lionel Jospin et sa loi de juillet 1989, bel anniversaire ! L'homme qui a mis l'élève au centre du système et le « constructivisme » (l'élève construit seul son propre savoir) sur un piédestal. L'homme qui a inventé les IUFM, sur les conseils de l'ineffable Philippe Meirieu – « M le Maudit », s'amuse Carole Barjon –, qui préconisait d'apprendre à lire dans les notices d'appareils ménagers (Carole Barjon a retrouvé la trace exacte de cette monstrueuse proposition) parce qu'il faut « partir de ce qui intéresse les masses » : jamais le mépris du peuple dans la bouche d'un homme de gauche ne s'est exprimé avec une telle pureté. 

Et il y a encore le cas des deux Alain – Alain Boissinot et Alain Viala. Le premier, inspecteur général, caution « pédago » chez Bayrou, indégommable depuis, a recruté le second, alors professeur de littérature du XVIIe siècle à Paris-III (il venait de publier Racine, la stratégie du caméléon, dont on se demandera toujours si c'était un ouvrage de dramaturgie ou le début d'une autobiographie). Ensemble, ils ont modifié en profondeur l'enseignement du français, appliquant à la lettre les consignes héritées (si je puis dire) de Bourdieu, le gourou à distance de tous ces idéologues coupés du réel.

Comme le dit très bien l'ancien recteur Alain Morvan, interviewé par l'auteur, « on a remplacé une culture élitaire par une culture anti-élitaire qui est franchement élitiste ». Les programmes de français du collège ont été rédigés par un émule de Meirieu – Jean-Michel Zakhartchouk. Déjà retraité, jamais retraité.

François Dubet, le sociologue de service, « le vrai penseur organique du ministère de l'Éducation », dit encore Marcel Gauchet. L'homme des IUFM et de la loi Jospin, du socle commun qui a abaissé sous le niveau de la mer le seuil d'exigence, et des « compétences » conformes aux diktats de Bruxelles. Carton plein. Pour lui, « les contenus du collège devaient être adaptés à « ce que doit savoir le plus faible des élèves quand il en sort »,  expliquait cet augure en 2001. Mission accomplie.

Tous insubmersibles, parce que « les ministres passent, les pédagos restent », dit Carole Barjon avec perspicacité. Aujourd'hui sont encore au pouvoir Florence Robine (à la tête de la DGESCO) et Michel Lussault, concepteur des nouveaux programmes, l'homme qui n'aime ni la nation ni les Lumières, et qui change en cet automne tous les programmes de tous les ans...

Denis Paget, qui a contribué aux travaux de cette commission d'apocalypse, a murmuré à Barjon que c'était « une première et une folie ». Même Jack Lang, que l'on croyait proche du pouvoir en place, lui a affirmé que c'était « un pur scandale ».

Un enfant scolarisé aujourd’hui bénéficie, rien qu’en primaire, de 630 heures de français de moins qu’un enfant des années 1960.  "


Comment, s'indigne Carole Barjon, un collégien peut-il comprendre qu'un adjectif épithète anglais nes'accorde pas quand il ignore qu'en français c'est le contraire ? Il faut faire de la grammaire de façon méthodique, de la « grammaire de phrase », et non cette « grammaire de texte » où au hasard on picore pour expliquer tel fait grammatical non connecté aux autres. Il faut faire des dictées, encore et encore...
Le mal fait à l'instruction publique, le snobisme de l'écriture ordinaire, sans style, sans l'âme profonde de la langue s'est répercuté dans les sphères éditoriales, les éditeurs, leurs comités de lecteurs rejettent systématiquement les livres biens écrits pour le style scénario, banal, sans saveur, sans odeur... Les "émissions littéraires" ne sont que les vitrines des éditeurs pour vendre leurs produits industrialisés... médiocrité recherchée pour la confusion des esprits, "le lard pour l'art"
Ces gens-là veulent le remplacements du français comme langue pour du francaoui baragouigné et écrit couci-couça...
Et certains de ces mêmes hommes politiques se représentent aux suffrages des Français !
Hermès
(Textes tirés, en partie, de l'article. de JP.Brighelli-Le Point)


vendredi 23 septembre 2016

Versailles....

Raymond Radiguet... Omnibus Edit.

Raymond Radiguet, l'auteur génial du "Diable au corps" est mort en 1923, à vingt-ans de la fièvre typhoïde à Paris. Jean Cocteau son ami a veillé sur son oeuvre et écrit une très belle préface pour l'édition du "Bal du comte d'Orgel" paru après sa mort.
Quatre-vingt-dix ans plus tard, merveille ! sa nièce Chloé Radiguet et l'écrivain Julien Cendres éditent chez Omnibus deux volumes comprenant de nombreux inédits, dont la correspondance de Raymond Radiguet, 140 lettres. On y découvre toute la puissance littéraire et intellectuelle d'un jeune homme de quinze ans, dix-sept ans, vingt-ans, âge ultime de sa vie. Il écrit à ses jeunes contemporains, dont certains vont dominer la littérature française des années 30-50 comme André Salmon qui le propulse dans le Paris des Lettres, Max Jacob, Tristan Tzara, Breton, Apollinaire, le mécène Jacques Doucet, Cocteau, le Groupe des Six compositeurs : Eric Satie, Georges Poulenc, Auric...
Il publie ses premiers poèmes : "Les joues en feu". Est en ébullition littéraire et créative... écrit des articles (publiés dans Omnibus)... assiste à toutes manifestations de la vie parisienne... En 1923 Bernard Grasset publie "le Diable au corps" avec ce bandeau :Le chef-d'oeuvre d'un romancier de dix-sept ans. C'est un grand succès.
Un style élégant, sobre et un mouvement de la pensée réflétant l'âme d'un grand artiste.
Henry Zaphiratos

vendredi 16 septembre 2016

Nouveautés

La Malédiction Cathare de Pascale Marie Quiviger - Auto-édition  250p. ISBN 9781519011183, - Historique - La Croisade contre les Albigeois.
Ecriture banale faite de clichés...

La Dame d'Albi de Thierry Bontoux Auto-édition 450p. ISBN 9781537087016 - Historique -  
sous Louis XI.
Pas de style, écriture banale.

Aïcha, les Femmes de l'Islam de Marek Halter - roman -Robert Laffont  - 360p. 21,50€
Bonne narration, mais pas de style. Banal.
Hermès