vendredi 24 février 2017

Terreur de Yann Moix - Grasset - 256p. 18€

Yann Moix rassemble dans ce livre ses réflexions sur les évènements tragiques terroristes qui se sont déroulés en France depuis 2015. Réflexions qui oublient la part historique et thématique du terrorisme de Daech, Al-Quaida etc. Ce qui rend son propos comme une analyse artificielle ne sondant qu'une part de la question.
Hermès  

jeudi 23 février 2017

Nouveautés...

- Le Grand Paris d'Aurélien Bellanger - Gallimard - 480p. 22€ -
- La Mémoire n'en fait qu'à sa tête - Bernard Pivot - Albin Michel - 240p. (1° partie)
- Le Bureau des jardins et des étangs - Didier Decoin - Stock - 396p. 20,50€
- La Nature exposée de Erri de Luca - Gallimard - 176p. 16,50€
- Mes Indépendances (Chroniques) de Kamel Daoud - Actes Sud - 480p. 23,90€
- La Vie secrète des arbres de Peter Wohlleben - Les Arènes - 272p. 20,90€
- Berlin secret de Franz Hessel - Albin Michel - 192p. 18€

dimanche 19 février 2017

A propos de l'intranquillité humaine...

Personnellement j'ai recours aux maximes stoïciennes.
Et au souvenir d'un moment de pur calme, où l'on a vécu quelque chose qui ressemble à un arrêt sur l'image de totale tranquillité : une grande plage vide sous les filaos et une cabane bambou, et la présence de mon père dans un fauteuil d'osier. En face, la mer lointaine sous le soleil...

H.Z.

vendredi 17 février 2017

Nouvelles... de France...

Chère Amie,

Vous me demandez des nouvelles de Paris et de France, il y en a tellement que je ne sais lesquelles vous feront plaisir. Tout est si alambiqué et divers que l'on ne sait où donner la tête, si on peut vraiment encore l'avoir claire. Les évènements s'enchaînent, mais je puis vous dire que le 22 février va démarrer une très très belle exposition Vermeer de Delft au Louvre, le tiers de ses tableaux sera présent à cette occasion, et cela vaudra vraiment la peine que vous y fassiez un tour. Toujours bien sûr les expositions à la fondation LVMH, qui reste un sanctuaire de la modernité et du bon goût. Orsay aussi vaut le détour. Je sais que vous aimez y faire un passage quand vous venez à Paris, ne manquez pas cette fois-ci encore, il y a toujours des surprises. vous avez certainement entendu parler du Salon Rétromobile, qui a réuni des très très belles voitures de collection dans les jardins de l'Eglise des Invalides. Ceux qui venaient visiter le tombeau de Napoléon n'ont pas pu le manquer. J'aurais du vous écrire, chère Amie, pour faire IN, "louper"... C'est vrai que l'argot chic évolue, et qu'avec les D'jeunes d'aujourd'hui, il faut suivre. Je ne sais si vous avez pu vous mettre à l'Internet, si oui, je vous aurais reçue dans mes messages, et comme je ne vous y vois pas, je pense que vous n'y êtes pas arrivée... Laissez tomber si c'est trop compliqué, vous serez plus tranquille, et ne recevrez pas un déluge de messages publicitaires. Vous achèterez plus calmement en allant vous promener ou faire vos courses plutôt que de commander dans le e-commerce, comme on dit. Les achats bondissent dans ce secteur, même pour les livres ! C'est pratique lorsqu'on a très peu de temps, que tout est organisé pour que l'on travaille et vive à plein temps, mais parfois c'est assez sympathique de se balader, de flâner pour découvrir des choses nouvelles. Concernant la littérature, comme vous me le demandez, je n'ai rien à vous conseiller. Voyez vous même, regardez les couvertures, les titres, lisez, comme je le fais quelques pages chez les libraires. Personnellement, comme je vous l'ai dit, je n'aime pas trop ces confessions, ou fausses confessions, cela commence par "je", et se termine aussi dans le "je". C'est le regard unique, l'angle choisi pour définir et écrire, et souvent cela plonge dans ce que les écrivains ont de plus triste, ou dont l'expérience difficile a été enregistrée par leur sensibilité. C'est vrai que c'est lorsque l'on est frappé par quelque évènement étrange, surprenant, malheureux très souvent, qu'il reste imprimé en nous, et qu'il ressort au bout d'une écriture. C'est pourquoi je referme vite ces aventures personnelles qui ne me touchent que peu ou pas. Aussi ai-je cherché quelque chose d'autre, mais le temps qui vient est dominé par la politique, avec l'élection présidentielle en France. Comme vous les savez, c'est un roi que l'on couronne et non un président, mais ce roi, n'est pas comme le vôtre, démuni de pouvoirs, celui de France a des pouvoirs somptuaires et presque exorbitants. Alors c'est une sorte de guerre, un peu comme cela s'est passé en Amérique avec le combat des Républicains et des Démocrates. Mais en France, le pouvoir royal est encore plus important car pendant toute la durée du mandat présidentiel, il n'y a pas la possibilité de le remettre en cause. Il met à l'abri le Président pendant sa durée. Vous devinez combien cela attise les convoitises. "La Victoire" c'est le slogan des postulants. Alors le combat fait rage, remplit les journaux, les radios, les télévisions. Essayez, chère Amie, de capter la France sur un des canaux, comme TV5, et vous verrez que vous aurez un spectacle très réjouissant, comme au théâtre, une pièce avec de multiples acteurs, des rebondissements inattendus, Vous aurez toute la panoplie des personnages de Molière ou de Victor Hugo, des meilleurs auteurs de vaudeville, comme Feydeau ou André Roussin, du genre des comiques grinçants d'aujourd'hui comme les auteurs du "Père Noël est une ordure" ou "Le dîner de Cons" ; vous vous réjouirez des palinodies, des "mains sur le cœur", des accès de tendresse pour les minorités dont on veut les votes, toute la panoplie des intrigants sans scrupule que le désir de conquérir le cocotier de l'Elysée pour planer au-dessus de tout et de tous...
Chère Amie, vous allez peut-être sourire à cette lettre, et j'en serais très heureuse. Entre vous et moi, il y a encore cette complicité de bon aloi, qui, dans toutes ces sphères de la France d'aujourd'hui, semble avoir disparu. avec Diogène et sa lanterne on ne les trouve nulle part, sinon dans les grands palaces ou les hôtels de grand luxe, où l'on a appris à se courber devant les pluies de dollars et d'euros, qui pleuvent de certains clients. Mais restons la tête froide, regardons ce que nous sommes, des amies de grande compagnie, comme jadis le furent ces belles correspondantes de Versailles et de Paris. Ainsi nous vivons un peu hors du temps présent, où des banlieues brûlent, des hommes s'écharpent, la torche du Saturne de Goya enflamme certains coins de notre planète...

Je vous embrasse, chère Amie, sur les deux joues en vous souhaitant de garder précieusement un petit coin de bonheur dans le cœur et en vous  priant de me croire votre très fidèle et affectueuse

 Marie-Chantal

(copyrights H.Zaphiratos) 

mardi 14 février 2017

La pente despotique de l'économie mondiale de Hubert Rodarie - Essai - Ed. Salvator 2015

Hubert Rodarie est directeur général délégué du groupe SMA. Il a publié l'essai La pente despotique de l'économie mondiale dans lequel il étudie l'évolution de l'économie mondiale vers la création d'une conception où il y a ceux qui "ont" qu'il dénomine les "EUX" et ceux qui sont exclus qu'il appelle "NOUS". Il fait le point de l'élection de Donald Trump à travers ce prisme. Donald Trump dressant les "NOUS" contre l'élite technocratique des "EUX" qui ont tout et acceptent l'économie du "déchet".
Analyse brillante qui peut servir au décryptage du Brexit, de ce qui se passe actuellement dans l'élection présidentielle en France, avec l'apparition fulgurante d'Emmanuel Macron, porté par les Médias...
Reste cependant le "faux pas" possible du candidat choisi, désigné... et c'est l'erreur du casting préparé..;
A lire
Hermès

dimanche 12 février 2017

Le dérèglement moral de l'Occident, Philippe Bénéton - Essai - Edit. du Cerf

La confusion des esprits et des mots, la police de la pensée instituée par la Gauche et ses intellectuels, le désordre de la pensée. A rapprocher aux livres Décadence de Michel Onfray et... Soumission de Houellebecq.

Hier dans l'émission ONPC de Laurent Ruquier, Michel Onfray a livré son analyse de la situation de la France et de l'Occident, pour lui c'est la "Décadence", titre de son livre. Pour lui dans les Primaires de Droite et de Gauche, les candidats n'ont parlé que de la politique économique, sociale, mais rien sur les grands enjeux du temps. d'autre part, pour lui, l'Europe et la France seront transformées par les flux migratoires, et les Européens deviendront minoritaires, il ajoute que le monde musulman deviendra majoritaire, les chrétiens minoritaires. Voilà ce qu'il pense et a dit... Il a par ailleurs considéré que ce que l'on appelle l'Art Contemporain, est un art "décadent" comme le pensaient et le disaient Staline, Goebbels et d'autres penseurs totalitaires. Laurent Ruquier a terminé ce débat en citant la dernière phrase du livre sur le "Néant"...
On a entendu du Oh! et des Ah ! dans l'assistance, et celle qui a succédé à Natacha Polony a souligné le côté pessimiste de Onfray, venant peut-être de son enfance et son parcours difficiles... Le livre est d'autre part une mise en cause en règle du christianisme...  tenu pour lui pour une "fable".

Un écrivain crépusculaire dans un monde qui se renouvelle sans cesse... Ces analyses et thèmes discutables vont certainement provoquer une prise de conscience dans les enjeux futurs.
Hermès

vendredi 10 février 2017

En attendant l'été ! Une journée sur la plage... Ext. de mon Journal


Les Trentenaires sont là avec leurs corps gracieux et agiles. L’été est là, magnifique sur la baie. Les voiliers sont là. Le soleil illumine l’océan du temps.

 Hier dans le petit restaurant au nom chanceux de « Baraka », la jeune serveuse est passée près de nous, laissant apercevoir la beauté arrondie d’un sein. Elle ne l’a pas voilée comme Sophie Marceau montant les Marches de Cannes. Quand je lui ai dit « Vous avez un charmant avantage ». Elle a souri et a m’a dit « merci », heureuse que dans l’anonymat d’une foule de clients, quelqu’un ait remarqué sa délicatesse d’été. Une petite seconde de bonheur entre elle et nous.

La foule a envahi les quais du port. Les étalages de nuit sont illuminés sur des produits venus des quatre coins du monde, comme il y a deux mille ans les débarcadères des ports grecs et romains. Sous des palmiers éclatants on cause, des rires fusent. Des enfants à moitié endormis passent, dans les bras de leurs pères. Les mamans suivent, nonchalantes, le regard perdu sur les devantures de robes légères, de dessous affriolants. Au-dessus du marchand de tabac et journaux, le losange rouge flamboie. C’est une nuit d’été simple au bord de la mer.

Des skippers préparent leurs voiliers pour la prochaine régate.

Nous avons repris la voiture après cette douce soirée. Certains sont partis prendre le bain de minuit en abandonnant leurs maillots, d’autres ont continué la fête dans une petite boîte aux lampions, dans les pins. Nous avons suivi la route qui longe le bord de la mer. Sur des kilomètres des ombres promenaient leurs rires et leurs jeux. Puis, nous nous sommes glissés dans la nuit. Les sons lourds des sonos se fondaient dans le vent léger.

M. s’était endormie. Son profil se dessinait sous l’éclairage du tableau de bord. Je l’aimais pour tout ce que nous avions vécu. Pour les jours gagnés et les jours perdus.

Là-bas, dans l’Orient profond, les jours et les nuits ont toujours une couleur de sang.

Extrait de mon Journal    H.Zaphiratos